13-Anta...

1 février 2010

Nous ne pouvons plus jouer à Békaso, les voisins ne veulent plus entendre les djembés. Les jeunes qui s’occupent de l’association nous on trouvé un lieu en dehors du quartier.

« Anta…Anta…Anta » LA voix d’Hélène résonne dans Békaso, puis de tous les étages, de toutes les chambres, l’écho se propage « Anta…Anta… ».

Tout le monde sort avec son sac à dos, ses bouteilles d’eau et tout le monde s’amuse à répéter « Anta …Anta ». Anta veux dire aller en Malinké, c’est rapidement devenu le mot d’ordre de regroupement pour chaque départ. On se retrouve devant Békaso sous les arbres, il est 9h30 il fait déjà bon. Abdullaï ouvre la porte du bus « Anta », le allez de Abdullaï est vraiment le signe du départ. Nous montons dans le bus à 17 avec nos sacs, quatre par banquette, épaule contre épaule, cuisse contre cuisse.

Nos premiers mots une fois installés sont « Abdullaï la vitre ». A l’arrière une seule ouverture pour 17 ben pleine chaleur malienne, alors pas intérêt pour Abdullai d’oublier de l’ouvrir.

Tout le monde sort avec son sac à dos, ses bouteilles d’eau et tout le monde s’amuse à répéter « Anta …Anta ». Anta veux dire aller en Malinké, c’est rapidement devenu le mot d’ordre de regroupement pour chaque départ. On se retrouve devant Békaso sous les arbres, il est 9h30 il fait déjà bon. Abdullaï ouvre la porte du bus « Anta », le allez de Abdullaï est vraiment le signe du départ. Nous montons dans le bus à 17 avec nos sacs, quatre par banquette, épaule contre épaule, cuisse contre cuisse. Nos premiers mots une fois installés sont « Abdullaï la vitre ». A l’arrière une seule ouverture pour 17 ben pleine chaleur malienne, alors pas intérêt pour Abdullai d’oublier de l’ouvrir.

Le Mercedes démarre, l’ouverture n’amène pas de l’air frais mais la poussière rouge de la rue. Abdullaï slalom entre les trous de la piste, les enfants, les chèvres, les chiens, puis d’un coup s’arrête, la piste sert aussi de terrain de foot au jeune du quartier. Le temps de finir l’action est nous redémarrons pour atteindre le goudron. C’est à partir de là que le talent de notre chauffeur va opérer, il faut imaginer au bord de la route des étales de toutes sortes (fruits, légumes, tissus…) de chaque côté de la route. Beaucoup de monde autour de ses étales. Puis sur la route des motos, de nombreuses motos avec une, deux voire trous personnes dessus, sans casque bien sur. Le clignotant ne sert pas à grand chose, l’équipement le plus important en Afrique est le klaxonne.

Notre bus est loin d’être discret 17 toubabous avec des appareils photos ça attire l’œil.

Dix minutes plus tard nous quittons le goudron pour reprendre une piste. Le décor est très différent du quartier où l’on loge et qui est résidentielle. Ici le quartier est sal, il y a beaucoup d’ordures sur le bord de la route est dans le caniveau. Nous croisons des chargements de bois, les ouvriers sont allongés dessous, pour la pause et se protéger du soleil, puis on bifurque sur la droite, on passe devant un grand groupe de lingères qui à notre passage s’arrête le tant de lever la tête pour voir passer ce chargement avec autant de blanc…

Puis on entend crier « Toubabou…Toubabou… », des voix d’enfants nous arrivent, eux aussi on aperçut le fourgon. Puis on prend sur la gauche entre deux maisons une piste au milieu des champs. Plus on avance plus on découvre des plantations, des cultures de toutes sortes. Nous arrivons dans un petit bourg, que nous prendrons l’habitude d’appeler "le bidonville".


 

Le bus est accueillit par des enfants au large sourire. Nous descendons du bus, nous nous faufilons entre les murs rouges enterre des maisons. « Iniké…ça va… » quand on croise quelqu’un. Puis on découvre l’endroit qui nous a été réservé pour les cours. Des nattes ont été disposées sur le sol pour éviter que la poussière ne vol, puis des grands bancs  autour d’un immense arbre qui va nous protéger toute la journée du soleil. ET puis on découvre la vue… La vue c’est le fleuve Niger devant nous à 100m avec des pirogues de pécheurs, une île au milieu avec des baobabs.

 

Voilà dans quelle condition nous allons suivre l’enseignement de Famoudou…des conditions de rêve…

Une fois tout le monde installé se met en place autour de nous une véritable masse d’enfants. Des enfants qui rient, qui pleurent, qui mange une mangue, qui porte un plus petit sur le dos.

Puis lorsque nous commençons à jouer nous sommes encerclés. Quand ils commencent à être bruyant, un des hommes du village se lève avec un fouet et vient les chasser.

Le cours peut commencer la prière est finie. Tout le monde tapote son instrument et puis …silence Famoudou vient de commencer à parler. Il nous explique la signification du rythme, la provenance, pourquoi il est joué, il nous raconte une petite histoire, entonne un chant…

Puis Famoudou met en route le rythme avec ses musiciens : Bandjou à la Dundun, Mamady au Sangban, Fanta et Fodé aux Kenkeni et M’Bandi au djembé.

Famoudou nous fait répéter les solos assez complexe dans le placement pour certains. Nous partons pour 1h30 de pratique intensive.

Puis nous faisons une petite pause, j’en profite pour aller au bord du fleuve, il faut passer entres les carrés de cultures, j’espère passer au bon endroit. Nous ne pouvons nous déplacer sans être encadrés de deux ou trois enfants.

Mon regard ce pers au loin sur les majestueux baobabs… Puis quelques tams tams se remettent à jouer, c’est le signal de la reprise.

 

Je retourne sous l’arbre, je suis vraiment bien, je regarde Famoudou qui joue, il a les yeux fermés, il sourit…je regarde Mamady c’est pareil…je croise le regard de Fanta on s’échange un sourire…je regarde le fleuve en jouant… je crois que je sais ce qu’est le bonheur maintenant…

 

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