7-Soirée aux sons des Sanzas...

25 janvier 2010

Levé le premier bien que couché très tard…

Ce matin le groupe a été éclaté en deux pour s'adapter au niveau de chacun: un groupe avec Famoudou et un autre avec Sékou.

Nous travaillons "Könön" un rythme de la famille des "Kassa", c’est dur mais c’est l’éclate totale. Il n’y a pas si longtemps, je n’aurais jamais imaginé pouvoir jouer le Djembé dans de telles conditions, en Afrique, sur le toit d’une maison avec une vue magnifique, le soleil, des passionnés de percussions de tous les pays, les meilleurs musiciens de Guinée et le plus grand maître en percussions Malinké : Famoudou Konaté… un rêve éveillé…

L’après-midi est consacré à la danse. Nous étudions le rythme "Mendiani", c’est Fanta qui mène la danse. Je n’ose pas démarrer aujourd’hui, je préfère me mettre à l’accompagnement Djembé, 1h30 à tenir le rythme, les mains chauffent!!!

 

J'aide souvent les cuisinières à porter des choses car elles cuisinent en face de la villa et elles transportent de grosses marmites. Les chauffeurs me taquinent et m'appellent Sara à chaque fois qu'ils me voient porter des plats.

J'aide également pour la cuisine. Les "blancs" passent beaucoup de temps ensemble, je préfère passer du temps avec les Guinéens et les locaux. Je ne comprends pas les autres stagiaires qui restent entre eux. Je fais ce voyage non seulement pour le Djembé, mais aussi pour aller à la rencontre de l'Afrique et des Africains. Je veux passer tout mon temps avec eux, je veux tout partager avec eux.

 

La famille qui prête l'espace pour la cuisine est très modeste. La maison dans laquelle ils vivent est une ruine, il n'y a même pas de toit. Aujourd'hui la dame qui habite ici m'a donné un gâteau qu'elle venait de faire, quelle générosité!

 

Ce soir c’est concert privé, Famoudou nous fait une représentation avec toute sa troupe. Il ne se met pas au Djembé mais à la Sanza, douce sonorité, ambiance feutré.

Je découvre la magnifique voix de Mamady Kouyaté. Le premier morceau qu’il chante me met presque les larmes aux yeux. C’est un morceau qui m’aurait fait voyager si je l’avais écouté en France… mais là, je suis dedans et je profite pleinement de l’instant présent… je suis bien… je suis vraiment bien...

Famoudou et M’Bandi sont aux Sanzas, Sékou au Djembé, Mamady au Bolon et Bandjou au Tama. Les femmes qui se sont faites belles pour le concert, sont au chant.

Magnifique soirée, des musiques pleins la tête…

 

Comme je reste souvent avec l’entourage de Famoudou, quand ils sortent entre eux, ils me font signe de les accompagner. Ce soir, ils raccompagnent chez eux des amis Guinéens qui étaient venu au concert, je fais la connaissance de la famille de Mino, qui deviendra un très bon ami.

 

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